Dans le même ordre d'idée qu'un cheval de dressage peut sauter, il est possible d'atteler un cheval de sport (quand le sujet en question accepte ce travail). Cette activité développe la force de traction et la puissance de l'arrière main. Il n'est néanmoins pas indispensable de procéder à l'attelage sur un véhicule équipé de roues (carriole ou chariot). L'exercice le plus complet (et le plus pratique) est de herser l'aire d'exercice en sable avec une monture habituée progressivement à ce travail. Il remplace sans problème une grosse séance et doit être entrepris comme telle. La première étape avec un animal non initié est d'aborder cette nouvelle activité comme un débourrage pour opérer avec un animal détendu et à l'écoute. Il est alors attelé à l'outil en question quand il y est vraiment près. Le poids traîné est léger les premiers temps (ex: un pneu) puis s'alourdira progressivement jusqu'à atteindre une masse facilement déplaçable par le cheval mais assez conséquente pour aboutir à un effort moyen sur un travail aérobie (développement de l'endurance). La séance est débutée par une détente aux longues rênes et le harnachement est déjà en place (les traits sont remontés sur le harnais et y sont attachés). Une séance de ce travail peut entrer dans un emploi du temps hebdomadaire, les séances de découverte étant quant à elles rapprochées pour une assimilation plus rapide de ce qui est demandé.

 




Il peut paraître décalé d'atteler un cheval de compétition préparé pour une autre discipline mais les bénéfices à en tirer valent le temps et l'investissement (harnachement particulier) qui y sont consacrés. Une telle pratique a disparu des écuries de sport mais il ne faut pas oublier qu'il y a un demi siècle, les premiers chevaux sélectionnés pour leurs aptitudes physiques étaient avant tout des animaux de travail aussi utilisés pour le transport. C'est la spécialisation excessive qui à fait tomber dans l'oubli la diversité de leurs capacités et les a réduit à une fonction unique, affaiblissant de ce fait leur résistance et leur force de travail. Un juste milieu est donc envisageable entre des journées complètes de travail en même temps que des sorties en concours le dimanche (à cette époque, le déplacement au concours se faisait aller-retour à dos de cheval jusqu'à 20 km) et une sortie quotidienne où le temps est compté. 
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