Qu'ils soient utilisés au travail ou au boxe, les bandages ont chacun leur rôle, du fait de leur spécificité texturale. De manière générale, ils sont mis en place à mi-canon (l'extrémité étant posée à l'intérieur du membre) puis déroulés de l'avant vers l'arrière (dans le sens inverse des aiguilles d'une montre du côté gauche du cheval et inversement à droite) jusqu'au boulet (mi-boulet pour les bandes de travail) puis remontés en étant déroulés plus ou moins rapidement en fonction de la longueur disponible (une bande mesure 2,50 mètre à 3 mètres en moyenne) jusque sous le genou (devant) et jusqu'à la largeur d'une main sous le pli du jarret (arrière). Ils sont déroulés de manière à rester en place lors des mouvements du cheval sans néanmoins être trop serrés. Il est impératif de ne laisser se former aucun pli qui pourrait gêner et surtout abîmer les tendons de l'animal. Pour ce faire, chaque tour ne doit pas monter ou descendre de plus de 2 cm (3/4 po). Si deux personnes différentes entreprennent de mettre les bandages sur le même animal, l'une le fera sur les antérieurs et l'autre sur les postérieurs pour que la pression exercée soit égale sur chaque bipède antérieur/postérieur plutôt que sur chaque bipède latéral ou diagonal.

 

-Les bandes de polo: En tissu polaire, ces bandes protègent les membres du cheval de façon moins rigide que peuvent le faire des guêtres fermées. Elles sont utilisées au lendemain d'un gros travail ou d'une épreuve, sur des membres fraîchement sortis des bandes de repos ou lors des séances de dressage pendant lesquelles les pieds croisent les tendons (déplacements latéraux). Néanmoins, pour ne pas confiner les canons pendant le travail à l'obstacle, elles sont remplacées par des guêtres ouvertes, plus éducatives. Bien que leur nom provienne de leur utilisation première, les bandes recouvrant les membres des chevaux de polo cachent en fait des bandes de travail car à elles seules, elles ne soutiennent pas suffisamment les tendons fortement sollicités.

 

-Les bandes de travail: Faites de fibre élastique, leur faible épaisseur ne protège pas les membres à proprement parler mais soutient les tendons fragiles. Elles sont mises seules ou tiennent en place une coque rigide en polyéthylène (quelquefois remplacée par un carré éponge). Serrées plus que toutes autres bandes du fait de leur rôle de soutien, un pli formé sur le tendon peut être fortement dommageable. Leur mise en place est réservée aux habitués. Elles ne sont pas utilisées continuellement mais seulement lors du travail intense ou des circonstances (concours) mettant à l'épreuve les tendons sensibles qui, trop soutenus, se fragiliseraient plutôt que de se renforcer. Pour une utilisation exceptionnelle, les bandes de travail peuvent être remplacées par des bandes cohésives larges (largeur des bandes traditionnelles) à usage unique.

 

-Les bandes de repos: En coton, en flanelle ou en polyester, elles ont une largeur variable peuvent atteindre 3 mètres à 3,50 mètres de long. Elles tiennent toujours en place depuis la base du boulet, des cotons; carrés de tissu rembourrés comme leur nom l'indique de coton ou de mousse synthétique suivant les modèles. Gardant les tendons du cheval au chaud après des efforts conséquents (obstacle, dressage, compétition), elles évitent leur engorgement, notamment des antérieurs. Sachant qu'il sera conservé par l'animal au minimum une nuit, cet ensemble coton-bande serré modérément ne doit comporter aucun pli. Pour éviter une fragilisation excessive des membres des jeunes sujets, elles ne sont mises qu'à partir du moment où ceux-ci laisseront apparaître une fragilité après l'effort (engorgement du tendon) ou qu'ils effectueront leurs premières sorties en compétition. Mises avant un transport, elles servent de protection quand leur épaisseur suffisante le permet. Les chevaux portant ces "chaussettes" pour la première fois peuvent quelquefois tenter de les retirer avec les dents, ce qui implique que la première mise en place se fasse dans la journée avec du matériel usagé, de sorte qu'une surveillance puisse être opérée avant la nuit et qu'un éventuel tour de bande (compression du tendon par une bande arrachée en partie et serrée en un point précis) soit évité. Certains produits répulsifs vaporisés ou étalés sur de vieilles chaussettes (coupées à la base puis enfilées par dessus les bandes) éloigneront la bouche des plus gourmands sans abîmer du matériel neuf. 

 

 

Les bandes de travail et de repos ayant avec le temps et l'usure perdu leur efficacité ou leur moitié peuvent être transformées en une bande de protection de queue lors des transports. Humidifiée pour une meilleure adhérence puis serrée modérément, celle-ci protège les crins de la base de la queue du frottement des parois du van. Elle est posée de l'extrême base de la queue et descend d'une trentaine de cm (environ 17 po). Pour éviter une irritation de l'anus, de la vulve des juments, le velcro sera placé plus bas que ces zones sensibles. Il est impératif de retirer ce système de protection dès la fin du transport car une compression prolongée de la base de la queue risquerait de l'endommager (chute des poils). Ainsi, pour un long transport (plus de 2-3 heures), il est préférable d'utiliser un protège-queue traditionnel et initialement prévu à cet effet.

Enfin, pour éviter les problèmes de bandes qui s'entremmêlent, pensez à coller les velcros avant de les mettre dans la machine à laver. 



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