Activité de plein air et d'extérieur, le travail du cheval ne s'arrête pas pendant la saison froide. Cette période est d'ailleurs propice à la préparation de la saison à venir car le rythme des compétitions est dans certaines régions ralenti. Les basses températures demandent néanmoins quelques préparations et changements en ce qui concerne le cavalier, l'entretien et le travail des chevaux.

 

Monter à cheval en hiver reste agréable quand une préparation spécifique à cela est effectuée. Sportif au même titre que son animal, l'homme (ou la femme) de cheval doit préparer dès l'automne son organisme à affronter les attaques du froid et des virus qui l'affaiblissent. Pour ce faire, différents produits sont présents sur le marché et permettent un renforcement du système immunitaire. Ils sont associés aux fruits et aux légumes frais qui composent une alimentation variée et équilibrée tout au long de l'année. Des cures d'entretien assurent une protection continue tandis que les traitements ciblés donnent un "coup de fouet" lors de l'apparition de symptômes particuliers. La tenue vestimentaire choisie joue également un rôle déterminant dans la lutte contre le froid. Les chaussures ou les bottes doivent être étanches dans leur 1/3 inférieure tout en permettant au pied de respirer. Choisie une taille au dessus de notre pointure, une seconde paire de chaussettes pourra y entrer. Par contre, les pieds ne doivent pas être trop comprimés au risque de voir leur circulation sanguine diminuer et l'air chaud ne pas circuler entre la paroi et la peau, créant ainsi l'effet inverse à celui recherché. Pour une taille de chaussure ou de bottes normale, des bas de nylon assurerons tout de même un effet satisfaisant. Un remède de grand-mère consiste à se faire une semelle de paille au fond du soulier pour isoler la plante du pied du sol froid. Une semelle épaisse peut aussi jouer ce rôle. Disposer de deux paires de chaussure permet de ne les porter qu'un jour sur deux, ce qui leur laisse le temps de sécher complètement entre deux utilisations et les préserve proportionnellement plus longtemps. Les entretenir à la graisse régulièrement quand elles sont en cuir prolonge également leur durée de vie. Les vêtements doivent être amples et les couches inférieures doivent assurer une bonne circulation de l'air. Les produits naturels tels que le mouton ou l'alpaga sont d'une grande efficacité, viennent ensuite les tissus polaires et synthétiques. La couche supérieure doit couper du vent mais est ouverte quand le corps se réchauffe pour éviter d'y transpirer. La tête est gardée au chaud car c'est d'abord par cet endroit que le corps se refroidit en premier. Les mains sont protégées dans des gants fins en matière confortable tels que la soie et le cuir. La peau et les lèvres sont hydratées en prévision du dessèchement. 

 

 

Pour éviter les claquages, notamment au niveau des adducteurs, il est important à cette période de l'année plus qu'aux autres, de procéder à des étirements musculaires. Les chevaux sont avec le froid plus vifs et plus réactifs qu'à l'accoutumée, favorisant les écarts et les bonds incontrôlés. Suite à de tels comportements, nous serrons inconsciemment mais fortement les jambes pour tenir en selle et sans échauffement, qui plus est par basse température, le choc intervenant sur les muscles est trop intense. Il en résulte alors une fragilisation et des douleurs pendant quelques temps. Au retour des beaux jours, ces exercices préliminaires seront continués car ils permettent une disponibilité physique et une efficacité dès l'arrivée en selle.

Le rythme des journées de travail peut être modifié pendant l'hiver et la pause du midi limitée pour une fin de journée moins tardive, car la reprise faisant suite à un repas trop copieux et à un long arrêt favorise le refroidissement du corps. Plusieurs coupures peuvent néanmoins agrémenter la journée avec des boissons chaudes et des collations énergétiques. Terminer tôt permet la fermeture des écuries de bonne heure, pour une meilleure accumulation de chaleur et une baisse de la consommation d'électricité. De plus, les employés ayant la possibilité de se retrouver au chaud et de profiter de leurs soirées apprécient généralement ce rythme, l'été étant marqué par des journées travaillées plus longues. Quand cela est possible, un repas de foin est tout de même servi aux chevaux, le soir, au maximum 8 à 10 heures avant le premier repas du lendemain matin et au cours d'un dernier tour de contrôle aux écuries. 



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